En juin 2023, après la mort de Nahel, ce syndicat a appelé au « combat » contre des « nuisibles » et des « hordes sauvages ».
Ce vocabulaire de guerre, tourné contre la jeunesse des quartiers populaires, est le contraire d’une police au service de toute la population.
En mai 2021, devant l’Assemblée nationale, son secrétaire général proclamait que « le problème de la police, c’est la Justice ». Désigner l’institution judiciaire comme l’obstacle, alors que la police judiciaire agit sous son contrôle, revient à contester la séparation des pouvoirs, socle de l’État de droit.
Un syndicat qui évidemment refuse systématiquement, de parler des violences policières dont les mouvements sociaux sont régulièrement la cible.
Nos organisations défendent les salaires, la santé au travail et les moyens pour accomplir les missions qui répondent aux besoins.
C’est pour cela que nous refusons qu’un syndicat qui prospère sur la surenchère sécuritaire puisse se réclamer de la défense d’une profession.
Nous défendons l’ensemble des services publics, dont évidemment la police pourvu qu’elle soit républicaine, contrôlée, respectueuse des droits et de l’autorité judiciaire, et dont les missions sont celles de la population, à l’opposé de ce que défend alliance police.
Nous appelons chacune et chacun à faire du cortège du 29 septembre ce qu’il doit être : celui des salaires, des services publics et des droits.
À Nantes le 28 septembre 2026
