Les différents gouvernements qui se sont succédé, ont maintenu une austérité qui a continué à faire plonger le point d’indice par rapport à l’inflation.
Entre 2022 et 2025, l’inflation a été de 13% alors que le point d’indice n’a augmenté que de 5% et cela, sans compter le retard accumulé depuis 2010.
Le décrochage du point d’indice par rapport à l’inflation sur les trente dernières années représente -27 % entre 1996 et aujourd’hui. Cela dit assez le manque de considération et de reconnaissance des agent·e·s publics et explique en grande partie les problèmes récurrents de recrutement.
La rémunération des salariés du privé a augmenté deux fois plus vite que celle des fonctionnaires entre 2011 et 2021 (0,4 % en moyenne par an contre 0,2 %).
La territoriale, l’enfant pauvre de la fonction publique !
Alors qu’entre 2009 et 2023, le salaire net en équivalent temps plein a légèrement diminué dans l’ensemble de la fonction publique (-0,6 % sur la période), même si les évolutions sont différentes selon les versants :
• -0,2 % en moyenne par an dans la fonction publique d’État( FPE) ;
• -0,1 % en moyenne par an dans la fonction publique territoriale ( FPT) ;
• +0,4 % en moyenne par an dans la fonction publique hospitalière ( FPH).
Et pour couronner le tout, le salaire net moyen de la FPT est le plus faible des 3 versants : 2 866 euros dans la FPE, de 2 842 euros dans la FPH et de 2 254 euros FPT.
Il est temps que nos employeurs prennent des mesures !
Le gouvernement doit entamer sans délais des négociations salariales afin de mettre fin à la paupérisation des agent·e·s publics !
Un service public de qualité ne peut pas être fait pas des agent·e·s sous payées !
Car, même si les petits salaires sont les plus concernés, ce sont toutes et tous les agent·e·s de la territoriale qui subissent les conséquences de cette austérité.
Ne nous y trompons pas, ce n’est pas l’augmentation des primes ni l’apologie du salaire au mérite qui règlera la question salariale dans la fonction publique, bien au contraire. Elles ne font qu’augmenter les disparités entre les agent·e·s et n’ont aucune influence sur la pérennité des augmentations toujours sujettes à révision à la baisse quand ce n’est pas à leur suppression pure et simple.
La fédération SUD CT exige :
- • La refonte des grilles indiciaires, pour un vrai déroulement de carrière ;
- • Une augmentation conséquente de 400 € pour toutes et tous ;
- • Le traitement de base à 2000 € net ;
- • La valeur du point d’indice indexée sur l’inflation ;
- • L’intégration du régime indemnitaire dans le traitement
- • La fin de la rémunération au mérite
- • Un déroulement de carrière linéaire qui prend en compte l’ancienneté
