Un "déficit" de la CNRACL lié à la casse du statut de fonctionnaire...
Appuyant sa réflexion sur les hypothèses les plus pessimistes, ce rapport prédit un déficit de la CNRACL - Caisse Nationale de Retraites des Agents des Collectivités Locales qui est le régime spécial de la Sécurité Sociale chargé de l’assurance vieillesse des fonctionnaires territoriaux et hospitaliers - de 0.2% du PIB à l’horizon 2030, 0.9% en en 2045. Moins que la guerre au Moyen Orient ou que le budget des armées.
Ce "déficit" s’explique par la stabilité des dépenses (le faible montant de nos retraites) et par la baisse des recettes (nos cotisations). Pour les caisses de retraite des fonctionnaires, la baisse des recettes est due aux « privatisations, à la baisse du nombre de fonctionnaires et à la montée des contractuel.les ».
C’est aussi dû à la "ponction" annuelle effectuée sur les comptes de la CNRACL pour renflouer d’autres caisses déficitaires ! Cela représente 100 MDS€ depuis 1970 !
Moins de fonctionnaires = moins de cotisations !
Nos élu.es locaux peuvent geindre contre l’augmentation des cotisations patronales (+12%). Ils en sont les premier.es responsables avec leurs politiques de précarisation, qui grèvent en plus le budget de nos collectivités.
C’est sur la base de ce type de rapport alarmiste que tous les réactionnaires du pays construisent leur programme pour la présidentielle de 2027, au service du capital, des patrons et des actionnaires.
Ainsi, le RN de Bardela, soi-disant « l’ami des petites gens », propose de supprimer l’âge légal de départ à la retraite. Les travailleurs-euses partiraient quand iels auraient assez bossé (40 ans ou plus), s’iels ne sont pas mort.es avant.
• la retraite à 60 ans maximum, et moins pour les métiers pénibles,
• 37.5 années de carrière maximum,
• la suppression des décotes,
• la suppression des exonérations de cotisations sociales,
• la titularisation de tou.te.s les contractuel.les,
• l’égalité salariale entre les femmes et les hommes,
• l’augmentation des salaires,
• la baisse du temps de travail pour gagner la bataille du chômage,
• la mise au rebut de tous les candidats réactionnaires.
