Cet écart est issu notamment :
- o des avancements et promotions internes totalement inégalitaires,
- o de régimes indemnitaires et donc des salaires moins élevés pour les filières professionnelles composées essentiellement de femmes,
- o du congé parental,
- o du temps partiel pris pour la garde d’enfant ou l’aide aux parents dépendants, qui concerne 29 % des femmes fonctionnaires pour seulement 7 % des hommes,
- o du fait que 70% des contrats précaires (CDD, temps partiels, temps non complets) sont imposés aux femmes.
Les femmes vivent toujours plus longtemps mais en plus mauvaise santé. Et cerise sur le gâteau... avec des retraites minables et plus faibles !
Certaines filières comptent plus de 95% de femmes, essentiellement sociale, médico-sociale et dans les métiers du nettoyage.
Les métiers de puéricultrice, ATSEM ou agente d’entretien font soi-disant appel à des qualités dites « naturelles » chez les femmes. Or, on ne naît pas avec un balai ou un paquet de couches dans les mains, tout comme on ne naît pas avec un tournevis ou un volant dans les mains !
À la maison comme au travail, hier comme aujourd’hui, les femmes sont assignées aux tâches du soin, de l’accompagnement, de l’éducation, de l’entretien.
Cela entraîne un manque de reconnaissance et une dévalorisation sociale et financière alors qu’elles contribuent à une mission de service public indispensable.
SUD CT revendique :
- • que le-la présumé·e agresseur·e soit suspendu·e immédiatement le temps de l’enquête administrative durant laquelle le crédit de véracité des victimes doit prévaloir
- • que la protection fonctionnelle soit accordée immédiatement et systématiquement à la victime
- • que les conséquences de ces violences sexistes et sexuelles quand elles existent dans la sphère privée soient reconnues par nos employeurs. Les conséquences de ces violences dans le travail sont importantes et elles doivent être prises en compte au travail en accordant des autorisations d’absence pour les RDV médicaux, les démarches auprès d’une assistante sociale, d’une avocate, d’une psychologue…
- • une politique volontariste de lutte contre les VSS, qui lutte contre les ambiances sexistes qui verrouillent la parole des femmes et des personnes LGBTQIA+ et cautionnent les agresseurs et veille à l’application des lois sur les discriminations contre les LGBT (intégration des VSS au travail dans le DUERP, dans les procédures hygiène et sécurité, dans le plan des formations obligatoires...)
- • la tolérance ZÉRO pour toutes les discriminations institutionnelles faites aux personnes LGBTQIA+
